mercredi 29 février 2012

Dossier X - Dutroux / Nihoul, ce que le peuple ne doit pas connaître.



Annemie Bulté, Douglas de Coninck et Marie-Jeanne Van Heeswyck - 1999

Le livre sort à point nommé. Les quelque 570 pages sont impossibles à résumer, tant elles fourmillent de données et d’informations, toutes recoupées et scrupuleusement vérifiées.

D’emblée, les auteurs informent le lecteur que leur but n’est pas d’étayer la thèse du grand complot, brandie par certains, ridiculisée par d’autres, mais de prouver la réelle existence de réseaux de pédophilie et de prostitution enfantine en Belgique.

Sur fond de guerre des polices, de guéguerre des juges, de péjistes ripoux et partouzards, de morts suspectes, de suicides en série, de témoignages sous X, le magistral travail d’investigation de ces journalistes nous invite à découvrir comment on élabore, en Belgique, la seule vérité qui soit acceptable, c’est-à-dire une certaine vérité judiciaire qui, bien sûr, n’a rien à voir avec la vérité tout court.

Ne citons que l’exemple, grossier comme un anthrax sur le minois de Mathilde, de la relecture des témoignages de X1.

Le Commandant Duterme, supérieur hiérarchique des mal-Aimé(s) Bille et Patrick De Baets, a, outrepassant et de loin ses compétences et prérogatives (puisque seul un juge d’instruction peut commander une relecture de dossier), ordonné une relecture des fameux pv d’audition de X1, alias Regina Louf. Pour ce faire, il s’est entouré d’enquêteurs "sûrs", appartenant à la mouvance la plus réactionnaire de la gendarmerie. Sous la houlette du maréchal des logis chef, Baudouin Dernicourt, il ne faudra pas moins de quatre relectures (sans compter celle - cynique - du commandant Duterme) pour arriver à un résultat satisfaisant. Peu importe, semble-t-il, qu’il ait fallu, pour ce faire, recourir à d’incongrus coupés-collés et à de nombreuses falsifications de procès-verbaux originaux.

Le résultat de cette relecture fut grandiose ! Discréditées, les témoins X. Clôturées, les instructions ouvertes aux Parquets de Gand, Anvers, Bruxelles. Déboulonnés et ensuite inculpés, les trop zélés De Baets et Bille (innocentés depuis peu, après la très rocambolesque instruction du juge Pignolet). Ridiculisés, les travaux de la Commission d’enquête parlementaire Dutroux.

Source: http://libertaire.pagesperso-orange.fr/archive/99/223-dec/dossierx.htm

On fait tous partie du peuple mais certain s'en croient supérieur et se permettent des crimes odieux.

La présentation officiel du livre :

"LES DOSSIER X"
Ce que la Belgique ne devait pas savoir sur l'affaire Dutroux.
A.BULTE, D.DE CONINCK, MJ VAN HEESWYCK, Les dossiers X, EPO, 1999.

Les auteurs du livre "Les dossiers X" ont retrouvé la meilleure camarade de classe de Carine DELLAERT lorsque celle-ci avait 13 ans:
"Carine me racontait qu'elle devait coucher avec son père et avec beaucoup d'hommes. Ce n'était pas toujours évident pour moi de comprendre comment elle le vivait. Parfois quand elle en parlait, cela avait l'air normal ou même agréable. Mais quand nous étions assises ensemble pendant la récréation, je me rendais compte qu'il se passait des choses graves"



Mes commentaires :

Vous allez découvrir dans ce pdf l'horreur absolue que le pouvoir belge au travers des médias conciliants et politisés se sont efforcé de caché en discréditant systématiquement les témoins X. Pourtant, les experts (psychologue et psychiatre) n'ont pas été de cet avis mais leur avis n'a pas eu les gros titres ...

Suite à cette affaire dutroux/nihoul et a l'émoi du peuple, une commission parlementaire a vue le jour et a épinglée de graves manquement dans le chef des forces de l'ordre et de ministre ayant eu pour conséquence le viol et la mort d'enfant et que tous ont bénéficié de promotion mais cela fera l'objet d'un autre partage.

Ce qui est bon de connaître aussi avant de lire ce document :
- c'est que les enquêteurs Aimé Bill et De Baets lors de leurs investigations ont fait l'objet d'attaque divers dans le but de nuire a leur travail. Mais çà, vous allez le découvrir au travers de ces récits.

-La soeur du juge VAN ESPEN (désigné pour enquêter sur la mort atroce de Christine Van Hees) est la marraine du fils de Michel Nihoul. source : "journal du mardi" du 23 au 29 novembre 1999.

Extraits :

Sur une des photos, on a également reconnu Angélique D.G., qui avait neuf ans lorsque, fin 1992,
elle a dormi deux fois chez Raemaekers. Sa photo est extraite d’une séquence filmée qui dure
quatorze minutes et cinq secondes. Les jurés visionnent la vidéo pendant le procès. Au début de la
séquence, contrairement à Nancy et Nelly, Angélique n’a aucune idée de ce qui va arriver. Elle est
joyeuse et souriante. L’instant suivant, affolée, elle hurle et appelle sa maman. Raemaekers la pénètre
plusieurs fois et l’oblige à lui faire une fellation. A la fin de la torture, il lâche dans un rire gras:
«Bon, on fera l’autre moitié demain.» L’appartement de Raemaekers, avenue Louise, à Bruxelles, est
facilement identifié sur l’enregistrement.

– Pourquoi enregistriez-vous ces scènes?
– Il y avait beaucoup d’argent à gagner. On pouvait aussi échanger ces cassettes.
– Avec qui?
– Cela se passait dans un réseau de pédophilie très étendu, qui opère en Belgique, aux Pays-
Bas et en Allemagne. Moi-même, je n’étais qu’un petit élément de ce réseau.
– Qui étaient les autres?
– Je ne souhaite pas faire de déclarations à ce sujet pour l’instant.

L’après-midi, le premier témoin à venir à la barre est le juge d’instruction bruxellois Damien
Vandermeersch. Il explique à la cour que c’est par hasard qu’on a découvert les bandes vidéo. C’était au mois de mai 1993. Quelques semaines plus tôt, son collègue Jean-Claude Van Espen avait lancé un mandat d’arrêt international contre Raemaekers, qui avait pris le large avec les millions que des investisseurs naïfs avaient confiés à PEFI, sa société bidon. Il avait pris la fuite en compagnie de son épouse, Régine Depeint, en direction des Pays-Bas. La police néerlandaise parvient à le retrouver le vendredi 21 mai à Rotterdam. Raemaekers est arrêté dans un hôtel alors qu’il est sur le point d’entamer des négociations pour reprendre un sex -shop local, comme l’apprend le contenu de sa mallette, qui contient également 2 millions de FB en liquide. Le même jour, une perquisition a lieu à son domicile, Dorpsweg, 198 A, à Rotterdam. Dans la maison, on met la main sur une quantité de papiers d’identité vierges, volés dans des maisons communales en Belgique et aux Pays-Bas, et sur des documents qui indiquent que Raemaekers est déjà propriétaire d’un bar à filles dans le quartier chaud de Rotterdam. C’est un enquêteur hollandais qui s’étonne de l’incroyable quantité de revues et de cassettes pornographiques stockées sur place. Elles sont étiquetées et classées avec la maniaquerie d’un philatéliste. L’enquêteur visionne une cassette, au hasard, et en reste sans voix: des enfants, le plus souvent asiatiques, parfois européens, sont violés...

Princesse Jacqueline de Croÿ Juste



La Princesse de Croÿ décida d’offrir les armes de sa famille et de consacrer sa vie au service de la lutte contre la traite d’enfants. Elle rencontra les activistes du Werkgroep Morkhoven, auteur de la saisie des archives du réseau pédocriminel Zandvoort, qui compte les photos de 90.081 enfants alors qu’ils sont torturés, violés ou exploités à l’imagerie pornographique. Elle découvrait avec stupéfaction que le déni des droits fondamentaux était une généralité réservée aux victimes et témoins de réseau alliés à Nihoul. Il en résulta une association de faits explosive, principalement dédiée à la diffusion de l’information.

Depuis qu’elle a engagé ce combat, la Princesse de Croÿ est objet de toutes les cabales et harcèlements qu’endurent tous ceux qui dénoncent les réseaux. Son école sera "fermée" par l’état, cinq mois après sa fermeture effective, entre autre au motif du placement judiciaire des enfants victimes chez elle. Ils lui seront enlevés avec violence et enfermés dans un orphelinat, avec interdiction de la revoir et séparés de leurs parents sans moindre justificatif. Elle sera destituée de ses droits sociaux dont celui à l’accès aux soins de santé. Elle subira cinq mois de coupure d’électricité et trente et un jours de coupure de gaz. Un juge de paix permettra qu’il lui soit imposé un trou dans son toit durant cinq ans et fera un jugement autorisant la saisie de ses biens immobiliers pour moins d’un demi pourcent de leur valeur.


Renforcée par un millénaire de tradition guerrière, elle a échappé à trois présumées tentatives de meurtre et s’emploie imperturbablement a diffuser l’information, construire une base de données sur le réseau Zandvoort et cimenter les activistes intègres qu’elle croise, pour former une union solide dédiée à la lutte contre la traite d’enfants et la corruption. Une de ses cousines, la Princesse Maria Massimo Lancellotti s'est joint au combat de sous la forme de la Fondation Princesses de Croÿ et Massimo Lancellotti.

Source :
http://fondationprincessedecroy.morkhoven.org/05-whos-who_Fondation-FR.htm 


Pétition n° 1696/2008 au nom de la «Fondation Princesse Decroÿ».


Pétition n° 1696/2008, présentée par Jacqueline de Croÿ, de nationalité belge, au nom de la «Fondation Princesse Decroÿ»;
http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2009_2014/documents/peti/cm/789/789457
... in dit verband ook volgend bestand :
http://www.scribd.com/doc/33033101/
en
http://www.scribd.com/document_collections/2376729

Source :
YouTube
AVoir :
Marcel Vervloesem Un Juste.
Panique chez les ignobles : Les réseaux de l'horreur.
Zandvoort : Le Réseau.
Zandvoort a été fondé par 6 agents de liaison KGB/Stasi.

A.Maoloni : Fiona et Milla Antonini Victime.







Fiona et Milla Antonini. 

Qui sont toujours entre les mains de ces réseaux (belge) et dont la maman Maria-Pia Maoloni est sans nouvelle depuis trois ans.


Beaucoup d'information sont sur la toile a leur sujet.

Notamment un documentaire en deux parties sur Dailymotion qui se nomme "Tribunal de monstre".



Tribunal de monstre




RÉSEAUX PÉDOPHILES SATANISTES INSTITUTIONNELS PROTÉGÉS EN BELGIQUE.

La photo des deux salopards, le père et le grand-père jugé et condamné en Italie, et qui vivent tranquillement en Belgique avec leurs enfants violés et vendus au réseau. Le père s'occupe même d'enfants défavorisés et à problèmes, un vivier pour ces dégénérés.
Et donc, la justice Belge empêche la mère qui vit en Italie de voir ses enfants depuis 3 ans, censure ses sites web, censure tout texte mettant en cause cette affaire qui pue, et qui s’éternise comme l'affaire Zanndvoort. Maria Pia Maoloni la mère, est même interdite de territoire Belge, on croit rêver.
Et donc, LE RESEAU est toujours en place, depuis Dutroux rien n'a changé en Belgique. Des Personnalités haut placées continuent à profiter de soi-disant tueurs-kidnappeur isolés (ainsi que de parents qui vendent leurs enfants) pour satisfaire leurs pervers besoins, protégés par une justice défaillante... connerie, une JUSTICE COMPLICE.

Hubert Védrine Pédophile?

Plusieurs affaires de pédophilie ont marqué les annales judiciaires française au cours des quinze dernières années. Le nom de Michel Caignet apparaît, à un titre ou un autre, dans toutes celles qui mettent en jeu des bandes organisées. Ce n’est pourtant qu’en 1996 qu’il a été appréhendé dans le cadre de " l’affaire Toro Bravo " et placé en détention provisoire à Fleury Mérogis.

À partir de 1989, j’ai régulièrement et vainement saisi le Parquet et le ministre de l’Intérieur des agissements de cette organisation de malfaiteurs. Paul Quilès étant ministre de l’Intérieur, un membre de son cabinet m’a indiqué de vive voix que Michel Caignet ne serait pas inquiété, ni pour ses activités néo-nazies, ni pour ses activités pédophiles, car il savait " rendre des services ". Devant mon obstination et celle de mes amis, Michel Caignet intenta une campagne de presse et diverses machination contre moi. Il fut en définitive condamné en diffamation à la suite d’une action intentée par mon avocat, Maître Antoine Comte.

Toujours à la recherche de photographies et de vidéos pornographiques de mineurs, Michel Caignet entra en contact avec le père Nicolas Glencross, qui lui faisait passer sa production par l’entremise du pasteur Joseph Doucé et peut-être aussi de l’abbé Maurice Balland. En 1990, le père Glencross fut arrêté et la police découvrit que son presbytère avait été transformé en studio de photographie. On saisit chez lui la plus importante collection de pornographie infantile connue en Europe, entre vingt et trente mille clichés qu’il avait réalisé. Un mois après, le pasteur Doucé disparut mystérieusement. Par aveuglement communautariste, les associations gays prirent la défense posthume de ce personnage, ignorant aussi bien son activité pédophile que sa collaboration à divers mouvements d’extrême droite en Europe, dont le MSI-DN en Italie. Il s’avéra qu’une section des Renseignements généraux espionnait illégalement le pasteur et se livrait à diverses manipulations. Le garde des Sceaux, Pierre Arpaillange, et le Pdg de la télévision publique, Philippe Guilhaume, furent contraints de démissionner, tandis que le ministre de l’Intérieur, Pierre Joxe, était transféré à la Défense. Parmi les anomalies de l’enquête, il apparut qu’un autre service d’État écoutait une autre ligne téléphonique du pasteur Doucé. Par déduction, il s’agit vraisemblablement d’une écoute illicite du cabinet noir de l’Élysée. Quant à lui, le père Glencross décéda opportunément d’une crise cardiaque peu après sa sortie de détention préventive. Nul ne fit le lien entre les deux affaires jusqu’à ce que Bernard Violet publie une enquête à ce sujet, intitulée Mort d’un pasteur. Il révéla également que le presbytère du père Glencross à Saint-Léger-des-Vignes (Nièvre) servait de domiciliation à Hubert Vedrine, porte-parole de l’Élysée.

Un lourd secret mine la vie politique française depuis une quinzaine d’années. Il tourne autour de réunions sexuelles avec mineurs qui, selon nos informations, se seraient déroulées à Saint-Père, une petite commune de la Nièvre. Certains hommes politiques connus y auraient côtoyé des leaders d’extrême droite, chacun se protégeant mutuellement avant de se faire chanter. Les homosexuels qui, selon leurs affinités politiques, ont cru bénéficier de la sollicitude de quelques personnalités mitterrandiennes ou de cercles nationalistes n’ont été que des pions dans une partie d’échec qui les dépassait. Le procès de Michel Caignet et de soixante et onze de ses complices, qui s’ouvrira le 16 juin 1997 à Paris, ne devrait pas éclairer cette scène : les prévenus ne sont poursuivis que pour recel et trafic de cassettes pornographiques.

Thierry Meyssan

"Combat face au sida", numéro 8, avril-mai-juin 1997

L’infiltration néofasciste et néonazie dans la minorité gay


Hubert Védrine




Ancien porte-parole de François Mitterrand (1988-1991) puis secrétaire général de l’Élysée (1991-1995), Hubert Védrine est ancien ministre des Affaires étrangères français (1997-2002). Il est président de l’Institut François Mitterrand.





http://dignitehumaine.ifrance.com/divers/reseaux/ado71.htm

Le réseau pédocriminel "Ado 71"

Le 10 mai 2000, le TGI de Mâcon a condamné Bernard Alapetite à trois ans de prison ferme pour diffusion de matériel pornographique mettant en scène des mineurs. Cinquante et un de ses clients ont été condamnés à des peines de deux à six mois de prison avec sursis pour " recel d'objets détenus à l'aide de corruption de mineurs ". Une dizaine d'autres prévenus ont été relaxés.

[En 1991, l'association Projet Ornicar, avait saisi le procureur de la République de Paris et le ministre de l'Intérieur des agissements d'un réseau d'exploitation sexuelle des mineurs actif en France, Belgique, Portugal, et dans certains pays de l'Est. En 1993, elle avait publié une plaquette, " L'Infiltration néofasciste et néonazie dans la minorité gay " (cf. http://www.reseauvoltaire.net/fr7dossiers.htm) donnant les biographies des principaux responsables. Mais ce n'est qu'en 1998 que des instructions judiciaires étaient ouvertes et les responsables progressivement condamnés.

On ne peut que s'interroger sur les lenteurs de la justice, l'obstination des associations catholiques à agiter de fausses pistes, l'implication de tous les dirigeants de ces réseaux dans une organisation néo-nazie protégée par les services de l'OTAN. On peut aussi s'interroger sur l'absence d'audition par la justice d'Hubert Védrine, au domicile duquel fut découvert le plus important studio de pornographie infantile jamais trouvé en Europe, et sur la non-résolution de l'instruction pour enlèvement et assassinat du pasteur Joseph Doucé qui assurait la liaison entre le colocataire d'Hubert Védrine et le réseau criminel.]

source Réseau voltaire


Ado 71 : prison ferme et sursis pour les protagonistes
Le tribunal correctionnel de Mâcon a rendu hier son jugement concernant le trafic de cassettes pédophiles saisies en 1997 dans le cadre de l’opération Ado 71. Après dix-huit mois d’enquête, les gendarmes avaient effectué à l’époque, un vaste coup de filet très médiatisé : 814 perquisitions, 686 interpellations et 103 mises en examen. Lors du procès qui s’est déroulé du 13 au 17 mars, ce sont finalement 66 personnes, consommateurs présumés de documents pédophiles, qui ont défilé à la barre.

Verdict du tribunal : clef de voûte du trafic, Bernard Alapetite, poursuivi pour diffusion " d’objets obtenus à l’aide du délit de corruption de mineurs ", a été condamné à un emprisonnement de trois ans ferme - avec mandat d’arrêt à l’audience - assorti d’une privation de ses droits civiques. Associé d’Alapetite dans sa société d’édition de cassettes vidéo, Platypus, Patrick Morault écope pour sa part de quatre mois de prison avec sursis. Et deux réalisateurs d’un film " représentant des mineurs dans des situations pornographiques " ont des peines d’amende allant de 5 000 à 15 000 francs.

Bien avant leur interpellation dans le procès Ado 71, tous ces individus étaient connus des services de police. Le nom de Bernard Alapetite et de ses pairs revient dans d’autres affaires de pédophilie. Et notamment dans le réseau Toro Bravo, lié à l’extrême droite. La justice connaissait aussi les liens étroits d’Alapetite avec Manuel Vuillaume, un proche du pasteur Doucet assassiné en 1990.

Dans l’appréciation du tribunal sur l’affaire Ado 71, il y a donc les professionnels de la pédophilie, fournisseurs de cassettes et recruteurs d’enfants, animateurs d’un vaste trafic qui alimente des réseaux. Mais comment ? Avec qui et pour qui ? Cela reste à approfondir. Et puis, il y a les consommateurs amateurs, dont les 60 prévenus poursuivis pour détention de cassettes pédophiles. Le tribunal de Mâcon en a relaxé neuf. Tous les autres se voient infliger des peines de deux à six mois de prison avec sursis. À ces sanctions s’ajoutent pour certains, deux à cinq ans de privation de leurs droits civiques et familiaux et des amendes.

Hier, les parties civiles - dont trois associations de protection de l’enfance - étaient plutôt satisfaites du jugement du tribunal de Mâcon. " Cette affaire est une preuve de plus de l’existence des réseaux pédophiles ", estime Simone Chalon, présidente d’Enfance majuscule. " Restent les enfants filmés sur ces cassettes ? Tous sont des victimes et en danger. Qui sont-ils ? Où sont-ils ? Va-t-on enfin mettre les moyens nécessaires pour les retrouver ? "

France Berlioz

11/05/2000 l'Humanité

Alain Gossens alias Karmaone

Le dernier voyage de KarmaOne

Alain Gossens alias KarmaOne, cocréateur du site Karmapolis a mis brusquement fin à ses jours parmi nous le mercredi 7 juillet 2010. Son absence brutale laisse auprès de sa famille et ses proches un vide que rien ne pourra combler. Rédacteur de chroniques historiques à la RTBF, scénariste occasionnel pour des créations théâtrales et courts-métrages, Alain était avant tout un journaliste d’investigation. La  guerre, la violence, l’injustice et la manipulation des masses comptaient parmi ses thèmes de prédilection, c’est donc tout naturellement qu’il a endossé la veste de correspondant judiciaire auprès de l’agence de presse Belga. Une expérience souvent difficile au sein d'une institution ingrate qui le payait au lance-pierre me disait-il, mais qui l'aura définitivement formé à son métier de journaliste. Il s’était également illustré comme pigiste pour les magazines le Vif l’Express, le Télémoustique et le Journal du Mardi, enquêtant sur des faits de société, notamment sur l’affaire Dutroux et l’hypothèse des réseaux pédophiles impliquant des personnalités politiques de premier plan. Une affaire qui aura profondément marqué son esprit, bien plus que je ne l’aurais imaginé. Alain Gossens était véritablement un précurseur, dans le sens où fut aussi parmi les premiers à écrire en toute ouverture d’esprit pour la presse écrite belge sur des sujets généralement délaissés par ses confrères de l’époque car considérés comme fantaisistes ou pire, conspirationistes. En 1997, il signera dans le Télémoustique un article sur le projet Haarp, un dossier qui marquera surtout un tournant dans sa carrière et lui vaudra plus tard une reconnaissance internationale grâce à l’Internet qui en était encore à ses balbutiements. Avec le temps, Alain était de plus en plus fasciné par les mystères de la conscience, cherchait à comprendre le sens de l’existence, de la mort aussi. Ce questionnement essentiel ne le lâchera plus et le conduira à créer le site Karmapolis ainsi qu'à collaborer plus tard avec des revues françaises, comme Nexus par exemple, plus en phase avec sa recherche existentielle. Alain était un conteur captivant, un homme passionné, tourmenté aussi, un être sensible et intelligent qui savait exprimer son univers émotionnel comme personne et auquel j’étais profondément attaché malgré nos coups de gueule chroniques. Il m’aura fallu 30 jours pour dire ta mort. Pour moi, tu resteras l'ami cher qui m’a accompagné ces vingt dernières années. Il me sera tout simplement impossible de t’oublier.
Bruno
Source : http://www.karmapolis.be/pipeline/alain_gossens.htm

Manipulations, Réseaux pédophiles et Services-secrets.


Le journaliste Alain Gossens est décédé en juillet dernier, dans des circonstances pour le moins troublantes*. Depuis 1989, il s’était spécialisé dans l’actualité judiciaire, principalement sur les affaires de réseaux pédophiles qui ont secoué la Belgique.
Le texte que nous plaçons aujourd’hui est en guise d’hommage.
http://pedocriminel.blogspot.fr/2012/02/alain-gossens-alias-karmaone.html

Manipulations, Réseaux pédophiles et Services-secrets.
Par Alain Gossens

Pour ceux qui sont familiers des multiples sujets qui taraudent les esprits torturés des « enquêteurs » conspirationnistes, le Projet « MK Monarch » (MK pour Mind Kontrol, parait-il) est sans doute une sorte de pierre philosophale, de holly graal capable de changer le plomb en or et d’ouvrir les portes des plus sombres mystères de cette foutue planète. En effet, tout homme ou femme qui trouverait les preuves indiscutables de l’existence officielle de ce projet, de ces tenants et aboutissants serait certainement l’individu le mieux informé et le plus puissant de cette bonne vieille terre et peut-être aussi la cible plus convoitée de tous les assassins sous influence.

Délire paranoïaque ?

Pour les novices matière de « conspirationnisme » qui constituent peut-être 99,99% des lecteurs, Monarch est ce que l’on appelle une horrible étrangeté qui n’est pas supposée exister, une série d’occultes expériences de manipulation du comportement menées par une ou plusieurs des nombreuses agences de renseignements, laboratoires militaires ou section Delta qui forment la nébuleuse sécuritaire américaine. Pour parler en termes encore plus précis, Monarch désignerait l’ensemble des techniques de conditionnements psychologiques – de l’usage de drogue en passant par la torture, les électrochocs, le viol ou les armes psychotroniques – destinés à créer de toutes pièces à partir d’un individu lambda, de préférence un enfant, un futur petit soldat qui répondra à tous les ordres, même les plus pervers. Les gens qui auraient « inventé » Monarch auraient réussi à contourner l’obstacle de la volonté, de la conscience d’un individu pour envahir puis prendre possession de ce qu’une âme a de plus intime : son inconscient !

Délire paranoïaque et conspirationniste que ces élucubrations me direz-vous ! Peut-être pas. Certainement pas à en croire des gens comme le journaliste John Rappoport ou encore John De Camp, ancien sénateur du Nebraska, avocat spécialisé dans les affaires de pédophilie et de culte satanique. Un personnage certes controversé mais assez crédible et qui a rassemblé plus que tous les autres auteurs (comme les improbables Mark Philips, David Icke etc..) un faisceau de présomptions qui les ont amenés à penser que MK Monarch est fondé sur une réalité tangible.

Tortures nazies

A ma connaissance, il n’existe aucun document officiel « déclassifié » de quelque agence de renseignement que ce soit évoquant nommément l’existence d’un projet MK Monarch qui serait – comme l’affirment bon nombre d’auteurs – un sous projet du fameux projet de la CIA MK Ultra (pour lequel les documents déclassifiés de la CIA abondent). Mais ce n’est pas pour autant que Monarch n’existe pas sous une forme ou une autre.

Pour rafraîchir les mémoires, MK Ultra recouvre tous les agissements de la CIA qui avaient pour but de manipuler les consciences, faire ce que l’on appelle du « Mind Kontrol ». En pleine guerre froide, surtout au cours de la guerre de Corée, il s’agissait de parfaire des techniques d’interrogatoires des suspects et de découvrir un sérum de vérité. Se fondant sur les premiers travaux de médecins nazis (d’où le K de Kontrol) dans les camps de concentration (notamment celui de Dachau où l’on expérimenta des séances d’électrochocs suivis d’injection de doses massives de Mescaline sur des prisonniers) qui furent évacués aux Etats-Unis sous couvert de l’opération Paperclip, les psychiatres de la CIA n’avaient qu’une envie, découvrir les procédures et les produits psychotropes qui ouvriraient l’âme des sujets jugés subversifs comme de vulgaires boites de conserve. Ainsi, le Dr Ewen Cameron, financé et patronné par la CIA alla jusqu’à rendre raide dingue de pauvres civils, de pauvres ménagères venues soigner leur dépression dans un institut de santé mental celui de Mont Royal, près de la ville de Montréal. Les malheureux « clients » dépressifs de ce « brave » et zélé Dr Cameron se voyaient réveillés de grand matin par des injections intraveineuses de Thorazine, de Phénergan, de Séconal et autres barbituriques hypnotiques hyperpuissants. Puis les patients étaient menés de gré ou de force trois fois par jour à des séances d’électrochocs de plus de 150 volts. Ce traitement baptisé par un curieux euphémisme « cure de sommeil » durait de 15 à 65 jours. Ensuite, le ou la patiente se voyait alors traiter pendant une période aussi longue à la Methédrine (amphétamine) et au LSD injectés également en doses massives. Et peu importaient alors les atroces souffrances de ces pauvres sujets qui se voyaient plongés des semaines durant dans d’odieuses transes hallucinatoires et psychotiques induites artificiellement. Enfin, les « malades » étaient conduits dans des « chambres à dormir », sorte de caisson d’isolation sensoriel dans lesquels ils étaient enfermés et où on leur diffusait 24 sur 24 un même message préenregistré pendant deux semaines. De quoi vraiment y laisser sa santé mentale ! Cameron, en torturant sans vergogne ses sujets, contre leur gré, voulait arriver en fait à déprogrammer ces derniers, effacer leur mémoire affective et créer un « blank state », sorte de mémoire vide pour procéder ensuite à une reprogrammation.

Ceci démontre au mieux les folies de l’école de psychiatrie comportementale (behavouriste) sur laquelle la psychiatrie et la sociologie modernes se sont construites. C’est sur ce même genre d’idée que des gens comme Zbigniew Brzezinski ont mis au point des concepts plus généraux de « tabula rasa » (faire table rase), de déprogrammation des valeurs de la société en général par l’usage du chaos et de la souffrance. Et une fois que la société arrivée à une sorte d’état comateux, une forme d’anarchie peuplée de peurs et de violences, il n’y a plus qu’à réinsuffler dans le corps social – à savoir Mr. tout le monde – de nouvelles valeurs, plus fonctionnelles… A brave New World, le Nouvel Ordre Mondial en pleine action si vous voyez ce que je veux dire !

Déprogrammation par le trauma

Certes, les actes de Cameron furent dénoncés et la CIA abandonna officiellement l’idée d’utiliser le LSD pour laver les cerveaux. Il y eut même des procès en dommages et intérêts gagnés par certains plaignants. Mais en fait, cette technique de déprogrammation de l’esprit par l’usage de tortures, de souffrances et trauma le plus souvent infligés par des sévices sexuels n’aurait nullement cessé. Mieux encore, la technique se serait affinée, codifiée, standardisée et répandue à travers le monde dans toutes les sphères du pouvoir. Elle aurait servi de base à une autre opération que certains témoins, victimes présumées de ces agissements horribles appellent l’opération MK Monarch. On raconte que le terme Monarch désigne symboliquement ce fameux papillon de taille exceptionnel qui passe de l’état de larve à un état plus achevé. Comme ce serait le cas des victimes de cette opération ! Autre hypothèse : butterfly, papillon, est souvent utilisé en prostitution pour désigner l’acte de « butiner » de fleurs en fleurs, de changer sans cesse de partenaires. Bref, pour revenir à nos témoins victimes de l’opération Monarch, ceux-ci racontent à peu près tous le même genre d’histoire : ils ont été utilisés dès la plus tendre enfance dans des réseaux prostitutionnels très hard et vendus aux fantasmes les plus dingues de notables, d’hommes politiques, de nobles, de militaires, de magistrats, de vedettes du show business qui forment entre eux des sortes de réseaux, de sociétés secrètes soumis à d’étranges rituels à mi-chemin entre le satanisme, l’ésotérisme New Age et la reprogrammation béhavouriste.

Les actes sexuels comprenant des viols d’enfants, de nouveau nés, des mises à mort, des chasses à l’homme ainsi que des séances de cannibalisme auraient deux buts : d’une part « mouiller » les notables participants et puis acheter la fidélité à toute épreuve de ces puissants qui sont invités à ces étranges « fêtes » une première fois, une sorte d’initiation où ils acquièrent le goût du sang et en deviennent hyperdépendants. D’autre part, générer sur la victime un état de traumatisme qui a pour effet de susciter l’apparition de ce que l’on appelle des personnalités multiples. Chacune des personnalités a sa mémoire propre, sa fonction propre (une personnalité pour la prostitution, une autre pour l’assassinat, une troisième comme paravent officiel etc…) et ne communique pas avec l’autre (sauf sous certaines procédures) et l’on s’assure ainsi que la victime ne parlera pas puisqu’elle ne se souviendra de rien ou que de façon fantasmée, imparfaite. D’où, peut-être, le côté parfois vraiment délirant de certains témoignages, la victime étant incapable de réinterpréter les informations contenues dans « ses mémoires segmentées ». Les enfants sujets de l’opération de reconditionnement Monarch deviendraient alors des prostitués travaillant dans ces réseaux d’influence et de pouvoir mais également des agents de renseignements ou des tueurs à gage. Certains auteurs conspirationnistes comme Jim Keith ont découvert l’étrange passé psychiatrique et militaire de certains tueurs célèbres comme Oswald, Shirhan Shirhan, Jim Jones ou même Tim Mc Veigh. Et toujours selon ces victimes, les cercles de pouvoir de nos pays industrialisés (celui du pouvoir policier, judiciaire, parlementaire, militaire puis industriel économique etc…) seraient littéralement pervertis par ce genre de pratiques. Le fonctionnement de ces réseaux occultes du vrai pouvoir et l’obéissance quasi absolue de « ces gens de pouvoir » ne reposeraient que sur ces rituels et pratiques sexuelles de conditionnement psychologique. C’est aux Etats-Unis qu’on a vu les premiers témoins apparaître et évoquer ainsi les rituels et pratiques atroces contrôlés par la CIA et certains militaires et auxquels se seraient adonnés la plupart des grands hommes politiques américains, à commencer par la famille Bush ou encore des gens comme Kissinger, North, Clinton, Reagan, etc… Tout le gotha de la haute finance et haute politique américaine.

Que penser de tout cela ?

Une première chose : les thérapeutes qui ont examiné ces victimes sont formels pour affirmer que ces dernières sont bel et bien des victimes et qu’elles ont subi de profonds sévices sexuels. Rien qu’aux Etats-Unis, j’ai dénombré une centaine d’associations ayant pour but de recueillir et d’aider les victimes de ce genre d’abus rituels. Etrange, une telle foison d’associations dont la plupart sont tout ce qu’il y a de plus sérieux pour un phénomène qui n’existe pas… officiellement. Autre bizarrerie : des psychiatres se sont même donnés la peine de créer une association, une sorte de lobby ayant pour but de prouver que le syndrome de personnalité multiple n’existe pas et qu’il s’agirait en fait d’une triste maladie – le « false memory syndrom » (le syndrome des faux souvenirs) – dont les enfants se servent pour poursuivre leurs pauvres pères en inventant à leur encontre de fausses allégations de viols « qu’ils vivent comme une réalité mais qui est une construction de leur imaginaire ». Ces gens ont pignon sur rue, de puissantes ramifications dans les universités américaines et tentent de devenir des experts incontournables dans les affaires de viols d’enfants qui viennent devant les tribunaux. Que d’énergie dépensée dans une affaire qui relèverait du pur fantasme (thèse prônée par une partie des experts psychiatres qui estiment que les réseaux pédophiles et les affaires de cultes sataniques et rituels divers n’existent pas !). Saviez-vous, que le FBI avait décrété officiellement, que les affaires de viols rituels ou sataniques ayant pour cadre des réseaux structurés relevaient de la légende urbaine, du fantasme de victimes en mal de démons imaginaires…?

L’exemple belge, l’affaire Dutroux et les dossiers noirs

Comme je ne peux évoquer avec consistance que ce que j’ai vécu personnellement en tant que journaliste judiciaire, je parlerai à titre d’illustration pour mieux frapper les consciences des événements qui ont secoué la Belgique en 1996-1997.

Il faut savoir que ce petit pays, véritable carrefour stratégique au centre de l’Europe du Nord et qui abrite les cerveaux de grandes institutions internationales – l’Union européenne, l’Otan, le Shape, Eurocontrol etc… – a semble-t-il servi de laboratoires grandeur nature à certaines opérations de la CIA. Comme l’affaire des réseaux Stay Behind où la CIA implanta après la seconde guerre mondiale des réseaux dormants et des structures paramilitaires d’action, de subversion et de renseignements anticommunistes. On attribue à ces structures la paternité effective ou accidentelle des fameuses tueries du Brabant Wallon qui déstabilisèrent le pays au début des années 80, permirent au pouvoir de museler les groupes d’extrême-gauche et surtout, aboutirent à ce que la gendarmerie deviennent un corps de police surdimensionné et extrêmement centralisé.

Dans le droit fil de ce dossier des tueurs du Brabant-Wallon, certains journalistes bien installés – une minorité malgré tout – estiment que l’affaire Dutroux et des témoins X en sont le triste prolongement.

Pourquoi ?

Parce que tant l’affaire des tueurs que l’affaire Dutroux et consort constituent de véritables séismes institutionnels, de jolies opérations de déstabilisation qui transformèrent la Belgique en un état paranoïaque, dysfonctionnant et ultra-policé. Ensuite, il y a fort parier que personne ne connaîtra jamais la vérité sur l’affaire Dutroux comme ce fut le cas dans le cadre des tueries et de tous les autres « dossiers noirs » belges (il y en a eu tellement, de Stay Behind aux CCC, des télex de l’Otan aux affaires criminelles liées à certaines pointures politiques belges!) qui ont secoué l’actualité de ce petit pays.

Les témoins « X »

Un petit mot d’abord sur ce qu’est l’affaire Dutroux pour le lecteur qui ne l’a pas suivie. L’affaire éclate en été 1996 lorsque la gendarmerie belge arrête Marc Dutroux et sauve d’un horrible sort deux fillettes terrifiées qu’il avait enlevées quelques semaines auparavant et dissimulées dans une cache habilement creusée dans la cave de sa petite maison de Sars-la-Bruissière, une petite localité du Hainaut. Deux fillettes que toute la Belgique traumatisée par plusieurs vagues de disparitions d’enfants recherchait activement. Activement selon la version officielle car on découvrira avec stupeur au fil d’enquêtes piégées, de contre-enquêtes sabotées, de commissions d’enquêtes parlementaires manipulées que la gendarmerie n’avait pas estimé que la recherche des enfants était prioritaire et ce, pour des raisons que personne n’a à ce jour réussi à éclaircir. Par la suite, les enquêteurs découvrirent que Dutroux avait enlevé au minimum 4 autres fillettes (sans compter le trafic des filles d’Europe de l’Est) dont on découvrit les restes enterrés dans l’une de ces propriétés.

A ce jour, face aux aveux fluctuants de Dutroux (qui en fait nie presque toute responsabilité) personne n’a été en mesure de savoir si Dutroux faisait partie ou non d’un réseau international de pédophilie et d’enlèvements d’enfants. Mais un faisceau de présomptions semblent démontrer que l’intéressé était peut-être l’un des fournisseurs qui alimentait en chaire fraîche un réseau constitué de personnes de pouvoir (industriels, noblesse, magistrat, hommes politiques).

Pourquoi ?

Car entre autre chose, un mois après l’arrestation de Dutroux et consort, se présentèrent tour à tour à la cellule d’enquête de Neufchâteau (chargée de l’affaire) une série de témoins, tous adultes, ne se connaissant pas entre eux, provenant des 4 coins du pays, d’âge et d’origines sociales différentes et qui désiraient conserver l’anonymat. Raison pour laquelle les enquêteurs, en l’occurrence des gendarmes, les baptisèrent les témoins « X », à savoir X1, X2, X3 etc… selon leur ordre d’arrivée. Et les faits que certains de ces témoins, en fait la plupart d’entre eux ont dénoncés sont tellement horribles, tellement incroyables que même le plus tolérant, le plus ouvert des enquêteurs, à fortiori pour le grand public avait du mal à accorder du crédit à ces faits ainsi dénoncés. D’abord parce qu’il s’agit de faits d’une violence, d’une cruauté inimaginable et racontés sur le ton de la banalité : faits de cannibalisme (on contraignait les victimes à manger des morceaux de corps de nouveaux nés mis à mort puis dépecés), de mise à mort d’enfants par des chiens, de viols d’enfants par des animaux, de viols de bébés, de parties de chasse dont le gibier était des enfants etc… Le tout se passait toujours dans des parcs et des donjons de châteaux ou de grosses villas (dont certaines ont pu être identifiées). Mais le pire était que ces faits, décrits dans le détail auraient été perpétré outre par Dutroux et ses complices (ayant un rôle subalterne de fournisseurs) par des personnalités connues en Belgique et dans le monde : hommes politiques, gendarmes, magistrats, industriels et… certains membres éminents de la famille royale belge dont le comportement est décrit avec un tel luxe de détails. Et certains des récits divulgués par des témoins différents se recoupent étrangement. Si l’affaire n’a pas été révélée dans ses moindres détails dans la presse belge, elle le fut suffisamment pour ébranler et dégoûter totalement l’opinion publique. Et il y eut à cause des témoins X une réelle fracture en Belgique tant au sein de l’appareil policier ou médiatique qu’au cœur de l’opinion publique, une sorte de guerre entre croyants et non croyants, entre ceux qui estimaient que les témoins X disaient la vérité, toute la vérité et ceux qui pensaient que ceux-ci relevaient plus de la psychiatrie ou du phénomène de monstres de foire.

Une chose est certaine, ces témoins X même de bonne foi, ont sans doute saboté à leur insu l’ensemble de l’enquête Dutroux à cause du climat houleux de haines irrationnelles qui électrisa la suite des investigations. Il n’y eut plus moyen de poursuivre sereinement les recherches dans le seul pan de l’affaire dans laquelle on possédait des inculpés : Dutroux et consort. On est arrivé à une telle impasse, à un tel désaveu de l’enquête et du juge d’instruction (qui fait bien entendu partie du clan des « non-croyants » qui estime que Dutroux est un prédateur isolé qui a enlevé des fillettes pour agrandir sa famille et les adopter (sic)….) que la plupart des parents des petites victimes ne se rendront même pas au procès de Dutroux en 2004, estimant qu’il s’agira d’une vulgaire mascarade qu’il est inutile cautionner par une présence.

En ce qui concerne les témoins X, on n’en parlera pas ou peu dans le cadre du procès Dutroux puisque cette partie du dossier a été disjointe pour permettre des suites d’enquête qui ne viendront sans doute jamais.

Entre fantasmes et réalités

Que penser de ces témoins X ? Sont-ils crédibles ?

Un premier constat : leur existence est incontournable. Ils racontent le même genre d’horreurs que narrent les victimes américaines du projet Monarch. Certains psychiatres belges qui ont examiné ces victimes affirment qu’elles ne sont ni délirantes, ni en état de démence ou de déséquilibre mental. Les experts précisent qu’il est certain que ces personnes ont bel et bien fait l’objet de sévices graves dans leur jeune âge.

Ont-ils raconté la vérité ?

Impossible de le dire. Mais il me semble inepte d’écarter ces récits parce qu’ils sont incroyables ou dérangeants. Ces dénonciations serviront peut-être de base pour nous expliquer une réalité dont nous n’avons aucune idée. L’un des gendarmes qui a été concerné par l’enquête Dutroux et qui a dénoncé certains des monstrueux dysfonctionnements qui paralysa l’enquête et empêcha que l’on sauve les enfants plus tôt m’expliqua la chose suivante : « selon certaines de mes indications, certains des témoins X mentent, reconstruisent la réalité. Ce sont des taupes envoyées par on ne sait qui et dont les mensonges et contradictions peuvent facilement être démontrés. Ils ont pour effet de décrédibiliser les propos des autres témoins, de semer le doute et la confusion parmi l’opinion publique et de contaminer le procès Dutroux avec le doute. ET surtout, ces faux témoins décourageront les vrais témoins, les authentiques victimes de ces réseaux de s’exprimer dans une telle cacophonie… » A mon avis, des gens comme David Icke par exemple, à cause de leur approximation, leur manque de rigueur et de recul nuisent à la cause en insistant que trop sur le côté sensationnaliste et en transformant des interprétations et des suppositions en certitudes. Les faits sont bien assez horribles et n’ont pas besoin de cette surenchère un chouïa emphatique. Cela ne va pas convaincre les vrais témoins, et ils existent, à venir s’exprimer et dénoncer des faits qui peuvent être vérifiés.

En d’autres termes, plutôt que de s’emballer sur le rôle joué par telle ou telle personnalité de la noblesse, de la politique ou du show business, il faudrait plutôt imaginer et mettre en place des structures d’accueil et de protection de ces témoins. Et garder l’esprit le plus ouvert possible car il se peut que ce que ces victimes nous raconteront nous secouera encore bien plus que tout ce qui a été dit jusqu’à présent dans le cadre de ses affaires. Je ne peux m’empêcher d’avoir le sentiment que ces témoins américains, belges etc.. ont parlé que parce qu’ « on » a bien voulu qu’ils parlent et que leur témoignage poursuivait des buts bien plus sordides de déstabilisation de l’opinion publique (qui n’a jamais autant vécu dans la peur) et de décrédibilisation des futurs témoins, des futures victimes. Je ne pense pas que les témoins X soient tous des menteurs mais je crois qu’ils ont été manipulés et mis sous pression avant de livrer le contenu de leur calvaire aux enquêteurs et aux journalistes.

Alain Gossens

Un pédophile arrêté aux Pays-Bas grâce à une caméra cachée


Une émission de télévision néerlandaise a permis de démasquer et d'arrêter un pédophile belge.
L'émission s'appelle "Undercover in Nederland" sur la chaîne SBS6. Le principe : mener des enquêtes en caméra cachée. Le thème de l'émission : la pédophilie sur Internet.

Le pédophile a pu être démasqué lorsqu'il a répondu, en décembre, à une proposition du journaliste néerlandais, alors qu’il planifiait d’abuser sexuellement d’une mineure d’âge entre 2 et 12 ans, "Il voulait la torturer, si possible, j'usqu'à la mort".


Le journaliste arrive après quelques semaines à obtenir la confiance de l'annonceur. Ils prennent rendez vous sur la base d'une fausse promesse d'enfant à fournir. Le rendez-vous a lieu à Utrecht. L'homme monte dans la voiture du journaliste. L’individu était prêt à débourser 500 euros. But : sadomasochisme et tortures. Selon le reporter, l’individu était à la recherche d’une jeune fille dans le but de l’agresser et de la torturer "au besoin jusqu'à la mort". Sur les images filmées par une caméra cachée, l'individu indique au reporter avoir déjà abusé de ses propres enfants.

Le journaliste souhaite empêcher le pédophile d'agir. Il ne connaît pas son adresse, son vrai nom. Que cela ne tienne, il parvient à avoir un nouveau rendez-vous et la police est prévenue. L'homme arrive en voiture. Montre son matériel de torture et puis la police intervient. Il s'agit d'un père de famille de 51 ans au dessus de tout soupçon. Il a été arrêté et passera devant le juge au mois d'avril. Le parquet de Louvain a déjà mené une perquisition à son domicile.

La police néerlandaise a appréhendé le suspect sur un parking de Arnhem. L’homme a été mis sous détention. La police belge a pris contact avec ses homologues néerlandais. "Nous attendons encore des informations en provenance de la police néerlandaise", a déclaré Tine Hollevoet de la police fédérale. "Nous déciderons sur base de ces informations, et avec le parquet concerné, si nous ouvrirons également une enquête sur cette homme, ou si celle-ci existe déjà", a-t-elle ajouté.

Déjà condamné en 2004
Ce lundi, il est apparu que l'homme de 51 ans originaire de Lubbeek, en Brabant flamand, avait déjà été condamné en 2004 parce qu'il détenait de la pornographie enfantine.

Il avait été sommé de se faire traiter par un psychiatre. Il n'est pas clair s'il l'a effectivement fait. Le parquet de Louvain (Brabant flamand) a maintenant ouvert une enquête.

Dès que l'enquête sera terminée aux Pays-Bas, la Belgique demandera l'extradition du pédophile.
Source : http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20120801_00187912

Publié le Mercredi 1 Août 2012 à 17h00
Un Belge âgé de 51 ans, originaire de Lubbeek (Brabant flamand), a été condamné à deux ans de prison par le tribunal d’Utrecht. Il avait voulu abuser sexuellement d’une mineure d’âge.
Belga

Source : http://www.sudinfo.be/475483/article/actualite/faits-divers/2012-08-01/un-belge-qui-cherchait-des-mineurs-a-violer-sur-internet-demasque-et-condamne-a